Cabane de Chanrion - Cabane des Vignettes, Cabane des Vignettes - Cabane Bertol
Peu de dénivelé au programme du jour mais d’interminables kilomètres à avaler dans le grand désert blanc du glacier d’Otemma, en direction de la cabane des Vignettes. Une marche hypnotique qui ne manque jamais de bousculer les repères... La météo s’en mêle : petit avant goût de tempête qui en annonce sans doute une autre. Le lendemain, nos 12 randonneurs entament leur 5ème jour de marche... De la cabane des Vignettes en direction du col de l’Evêque. Voilà qui leur promet une descente à ski de rêve, mais également une fin de journée particulièrement gratinée : ils seront au pied du mur qui va les conduire à une cabane de légende, la cabane Bertol. |
|
Les images
Cliquez sur une image pour accéder au diaporama
Le refuge
La cabane des Vignettes est perchée à 3157 m. Une première cabane a été construite en 1924, en dessous de la cabane actuelle. Cette dernière a été érigée en 1946. Elle est la propriété de la Section Monte Rosa du Club Alpin Suisse. Elle se trouve au sommet du glacier de Pièce, au dessus d'Arolla.
Voir tous les refuges
Le journal de l'épisode
vendredi 24 avril 2009
Cabane de Chanrion – Glacier d’Otemma et Cabane des Vignettes
Réveil, déjeuner puis départ à 7h00 de Chanrion, sous le soleil mais avec un fort vent qui nous glace le visage en descendant jusqu’à une gorge au pied du glacier d’Otemma. La neige était dure car gelée dû au froid mais la descente était très courte. Au niveau de la gorge nous mettons les peaux de phoque pour rejoindre le début du glacier. Là c’est 8km de montée qui nous attendent pour arriver au sommet du glacier et à la cabane des Vignettes. Au début du glacier nous voyons un tunnel de glace qui délimite le début du glacier. Après 3h00 d’effort dans la montée, Brice s’aperçoit qu’il a oublié son piolet à la Cabane de Chanrion. La montée est monotone, nous avons l’impression de faire du surplace, la seule chose que nous observons c’est la météo qui se dégrade et il commence à neiger et la visibilité est de 2 m à cause du brouillard qui a envahit notre route. Puis arrivée au glacier d’Otemma sans s’être arrêtés pour manger et nous montons une dernière montée très raide et glacée.
Enfin arrivée à 14h30 sur une crête avec de fortes rafales de vent où nous voyons la Cabane des Vignettes adossée à un rocher. Une fois arrivés à la Cabane nous déposons les skis et faisons sécher le matériel (les peaux de phoques). Une fois installés, nous mangeons notre pique-nique à la cabane bien à l’abri et au chaud. Le reste de l’après-midi, avec Gaël et Pietro, nous parlons avec Fred des exploits de Erhard Lorétan et de ses différentes ascensions. C’est là que nous apprenons que plusieurs fois en gravissant le Cervin il a vu des gens tomber dans le vide et faire des chutes de plus de mille mètres. Il nous raconta aussi qu’un jour au Nenga-Parbat, il vu deux beaux crampons au milieu d’une avalanche et en prenons les crampons il s’aperçut qu’il y avait un corps au bout. Avant le souper, Benoît Aymon nous fait une petite interview pour savoir comment se passe cette aventure. Puis souper et avant de dormir nous parlons avec les guides, car le reste de la semaine du mauvais temps était annoncé avec beaucoup de nuages et par conséquent le parcours du lendemain était incertain. Le soir des rafales de vent à 120 km/h soufflaient et il y avait une épaisse couche de brouillard. Et enfin, je vais dormir, car je me réserve pour demain qui sera la dernière étape difficile.
samedi 25 avril 2009
Cabane des Vignettes – Col de l’Evêque – Plan Bertol et Cabane de Bertol
Tôt le matin, à notre grande surprise il faisait très beau. Nous avions de la chance avec la météo et toutes les incertitudes de la veille se sont évanouies. Ciel bleu, soleil et poudreuse grâce à la neige qui était tombée durant la nuit. Départ skis au pied, pour descendre le glacier d’Otemma. Une fois arrivés au bas du glacier, nous mettons les peaux de phoque et nous nous encordons car la montée du Col de l’Evêque est très crevassée. La montée n’est pas très longue, mais elle se trouve dans un entonnoir et il fait très froid. J’ai dû lever ma cale à la main sans le gant et ma main a failli geler tellement il faisait froid. Nous nous faisons dépasser par l’équipe des caméras qui nous filme dans cette magnifique montée où nous sommes entourés du Mont Colon, du petit Mont Collon et du Pigne d’Arolla. Arrivés au Col de l’Evêque, nous voyons les Bouquetins (une chaîne de montagne) Tête Blanche, le Grand Combin et bien d’autres montagnes à perte de vue. Puis magnifique descente dans la poudreuse. Là l’hélicoptère, nous filme en train de godiller dans cette magnifique poudreuse qui m’arrivait jusqu’au mollet.
Puis descente sur le haut glacier d’Arolla jusqu’à son pied où nous mettons les peaux pour gravir la dernière mais longue montée jusqu’à la Cabane de Bertol. Nous commençons par une petite montée technique avec les couteaux qui nous amène jusqu’à Plan Bertol où nous dînons. De ce lieu nous voyons la cabane qui est perchée sur un rocher tout au fond de la vallée. Après dîner, nous gravissons cette longue montée où nous sommes filmés par les cameramen qui nous suivent en peaux de phoque et également par l’hélicoptère. Au pied de la Cabane de Bertol, nous déposons les skis, car pour atteindre l’entrée de la cabane, nous empruntons des échelles vertigineuses. Puis premier aperçu de la Dent Blanche, de la Dent d’Hérens, du Cervin et de Tête Blanche que nous gravirons le lendemain pour rejoindre Zermatt. Arrivée vers 16h30, où nous nous installons dans les dortoirs. Comme d’habitude le repas est servi vers 18h30. Après le souper, j’eus l’opportunité de goûter le café valdotain. C’est un café arrosé de liqueur servi dans un récipient qui s’appelle la grolle et qui a plusieurs embouts servant à boire le café parmi plusieurs convives. J’ai goûté une fois et apprécié le goût mais j’avoue que c’est assez fort. Puis nous allons nous coucher et nous nous réjouissons de parcourir le dernier jour et d’arriver à Zermatt où notre famille nous attend.
Axel, le benjamin du groupe
Lire tout le journal