Cabane Bertol – Zermatt
Beau temps, belle neige, Zermatt à portée de main. Au propre, comme au figuré, nos 12 randonneurs sentent l’écurie. La montée à la cabane Bertol va pourtant sérieusement entamer leurs réserves d’énergie. Une énergie dans laquelle il va pourtant falloir puiser, pour franchir la dernière étape en direction de Zermatt. Tête Blanche, le point culminant du parcours, est un passage particulièrement dangereux. La météo s’en mêle : ce n’est plus du mauvais temps mais une véritable tempête qui attend nos randonneurs inconscients du danger. Les guides hésitent, tentent le coup, conscients de leur responsabilité : c’est la vie de leur clients qu’ils ont entre les mains. Tous les alpinistes vous le diront : la Montagne ne se laisse jamais vaincre, elle vous laisse simplement passer… Quand elle le veut bien ! |
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Les images
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Le refuge
La cabane de Bertol culmine à 3311 m. Elle a été inaugurée en 1898. En 1917, 1923, 1935, 1949 ont eu lieu différents travaux d’agrandissement. Elle a enfin été reconstruite et inaugurée le 27 juin 1976. Elle est la propriété de la Section neuchâteloise du Club Alpin Suisse. La cabane de Bertol se situe au-dessus d’Arolla dans le Val d'Hérens, en Valais.
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Le journal de l'épisode
dimanche 26 avril 2009
Cabane de Bertol – Tête Blanche – Mur du Stocki - Zermatt
Premier réveil à 4h30, mais on nous prie de nous recoucher car dehors c’est la tempête, neige, brouillard et fort vent. Le deuxième réveil est fixé à 6h00 pour faire le point. Nous déjeunons à 6h30 et attendons un moment propice pour sortir car dehors c’est toujours la tempête. Enfin à 8h30, une accalmie qui nous permet de nous mettre en route. Dehors il neige et nous nous faisons fouetter le visage par des rafales de vent à 120km/h et le brouillard n’arrange pas les choses. Nous avons enfilé toutes les couches d’habit que nous avions et le sac paraît très léger. Au pied des échelles nous mettons les skis et descendons jusqu’au pied de Tête Blanche. Puis montée en peaux de phoque jusqu’à un plateau juste en dessous du Col de Tête Blanche. Nous nous encordons pour la montée et la descente qui s’ensuit car en haut le vent souffle constamment à 120km/h. Mais les cameramen nous font attendre en haut dans le froid afin qu’ils puissent se préparer pour prendre des prises de vue dans la descente. En discutant avec mon père, je m’aperçois qu’il avait une partie de sa barbe qui avait gelé. En effet, il n’avait pas de cagoule car elle était au fond de mon sac sans que je le sache ! Etant donné que toutes les cabanes étaient d’une part très peu spacieuses et très courues en cette période d’année, le challenge tous les matins était de ne rien égarer de nos affaires.
Puis descente encordés dans le brouillard où nous ne pouvons pas apprécier la vue sur le Cervin. La descente, encordés, se fait en chasse neige. Malheureusement pour moi, vu que je fais pratiquement plus que du snow-board, j’avais oublié comment faire du chasse neige et j’ai plutôt fait du dérapage que du chasse neige. Avant le Mur du Stocki, montée légendaire de la grande Patrouille des glaciers, mais que nous faisons à la descente, nous enlevons les cordes pour faire une longue descente sur un glacier plus ou moins plat où nous traversons à flanc de coteaux dans la neige de printemps jusqu’à une route où nous sommes obligés d’enlever les skis. Nous montons donc avec les skis sur le sac jusqu’aux pistes de ski où nous faisons 3km de pas de patineur jusqu’à Furi qui se trouve au-dessus de Zermatt. A Furi, c’est presque la fête, car la TSR nous invite dans un restaurant à 16h00 pour nous féliciter. Car jusque là nous n’avions pas fait de pause à cause du froid et nous avions l’estomac creux. Puis des taxis viennent nous chercher pour descendre à Zermatt où une dernière prise de vue sera prise du groupe marchant de l’église au milieu du village jusqu’à la gare de Zermatt. A la gare, un bus nous descend jusqu’à Täsch ou nous nous séparons du groupe avec une certaine joie mais aussi une certaine tristesse de voir notre aventure se terminer. Nous avons vécu quelque chose de fort où nous avons passé par toutes sortes d’émotions et la routine de l’école ou du travail va nous paraître bien monotone. Ma maman et ma sœur nous ramènent rapidement à la maison où une bonne douche ainsi qu’un lit bien douillet nous attendent.
Axel, le benjamin du groupe
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